Galerie de portraits

Hélène de Montgeroult (1764-1836)

Grande virtuose du clavier, elle fit partie en 1795 des premiers professeurs de piano du Conservatoire de Musique nouvellement créé.

Elle a laissé un important Cours complet pour l'enseignement du Forté Piano (1820) dont certaines études frappent par leur vision déjà romantique de l'écriture pianistique.

Sophie Gail (lithographie)Sophie Gail (1775-1819)

Elle obtint un retentissant succès en 1813 au Théâtre de l’Opéra-Comique avec Les Deux Jaloux, qui entama une carrière de plusieurs décennies sur ce théâtre, ainsi qu’en province et à l’étranger.

D'origine aristocratique, Sophie Gail vécut en femme libre, dans l’esprit des salonnières de l’Ancien Régime. Traînant après elle les cœurs de nombre d’hommes éminents de son époque, elle mit au monde quatre fils de quatre pères différents. Elle disparut en pleine gloire, à l’âge de quarante-trois ans, après un nouveau succès au Théâtre de l’Opéra-Comique, La Sérénade.

Louise Farrenc (portrait à l'huile)Louise Farrenc (1804-1875)

Élève de composition d’Anton Reicha, elle débuta vers 1820 une carrière remarquée de pianiste, notamment comme interprète de Beethoven.

La prestigieuse Société des Concerts du Conservatoire joua en 1840 une de ses ouvertures et en 1849 une de ses symphonies, un des plus grands honneurs pour un compositeur à cette époque. Les critiques saluèrent sa musique de chambre, qui l’établit comme un des pionniers de ce genre dans l’histoire de la musique française.

Louise Bertin (1805-1877)

Fille d'un des influents propriétaires du Journal des débats, dont Hector Berlioz fut le célèbre critique musical, elle fut largement autodidacte.

Elle est la cinquième compositrice de l'histoire de la musique à avoir eu accès à la scène de l'Opéra de Paris, après Élisabeth Jacquet de la Guerre en 1694, Mlle Duval en 1736, Henriette Villard de Beaumesnil en 1784 et Mme Devismes en 1800: son opéra La Esmeralda sur un livret de Victor Hugo tiré de son roman Notre-Dame de Paris y fut créé le 14 novembre 1836.

Loïsa Puget (gravure)Loïsa Puget (1810-1889)

Elève de sa mère, une cantatrice, et d'Adolphe Adam, Loïsa Puget connut sous le règne de Louis-Philippe un phénoménal succès comme « reine de la romance » en collaboration avec le poète Gustave Lemoine, qu'elle épousa en 1845.

Elle a eu accès au Théâtre de l'Opéra-Comique, qui créa en 1836 son Mauvais Œil sur un livret de Gustave Lemoine et Eugène Scribe.

Pauline Viardot (photo)Pauline Viardot (1821-1910)

Une des grandes cantatrices du XIXe siècle, sœur de la Malibran, elle fut comme Louise Farrenc élève de composition d'Anton Reicha. Elle était aussi une excellente pianiste.

Son œuvre consiste essentiellement en des mélodies et des lieder, sur des poèmes français, allemands, russes, italiens et espagnols, où elle démontre une extraordinaire versatilité de style.

> Galerie, page 2